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Ce qu’en pense
notre malherbologue

Souvent confondue avec l’Armoise vulgaire (Artemisia vulgaris L.), comparaison des feuilles pour les distinguer :
Souvent confondue avec l’Armoise vulgaire (Artemisia vulgaris L.), comparaison des feuilles pour les distinguer :
Cette espèce peut germer jusqu’à 3 cm de profondeur et produire de 700 à 1500 graines par pied. Depuis peu, elle réapparaît dans les céréales d’hiver et les colzas.
Le chardon se place en tête des nuisibles avec une extraordinaire vitalité due à l’association de plusieurs modes de reproduction. La section de la partie aérienne d’un chardon favorise le développement de nombreux drageons par levée de dominance apicale.
Le chénopode blanc peut parfois être confondu avec les arroches au stade plantule. L’aspect des cotylédons permet de les différencier : celui du chénopode, violacé à la face inférieure, présente un pétiole court, celui de l’arroche est vert à la face inférieure et s’amenuise en pétiole sans transition nette.
Cette adventice, présente dans les céréales, les colzas , peut devenir très concurrentielle. La confusion est possible avec la capselle bourse-à-pasteur ; celle-ci possède des poils étoilés sur les feuilles ainsi que des cotylédons losangiques.
Cette adventice peut se développer dans de nombreuses cultures. L’absence de gaine à la base des pétioles des feuilles permet de la distinguer des Ombellifères. De même, le caractère glabre et la couleur vert bleuté suppriment toute confusion avec la carotte sauvage, le torilis, l’adonis et l’anthrisque.
Le gaillet est l’ennemi n°1 du céréalier. La présence d’un seul gaillet au m2 entraîne une perte de rendement de 2 quintaux à l’hectare de céréales. Ses cotylédons pétiolés évitent toute confusion avec la shérardie qui est munie de cotylédons ronds et sessiles. Autre confusion possible avec la véronique à feuilles de lierre. Une curiosité pour finir : les graines du gaillet peuvent, une fois torréfiées, servir à faire un ersatz de café.
Plante annuelle répandue germant en fin d’automne et fleurissant précocement.
Parmi les géraniums adventices des cultures, celui dont les lobes des feuilles sont les plus découpés, voire laciniés sur les plantes développées ce qui permet de le distinguer facilement des autres géraniums adventices des cultures.
Cette plante fait partie des adventices difficiles à éradiquer. L’appareil souterrain se développe à partir de bourgeons issus des racines latérales entre 5 et 40 cm de profondeur. Le morcellement des rhizomes lors du labourage peut favoriser la propagation, car les fragments sont capables de se régénérer pour créer de nouveaux pieds, notamment au printemps.
Quelques éléments pour différencier les 3 types de matricaire :
Au stade plantule :
matricaire camomille : les 2 segments latéraux de la première feuille sont perpendiculaires du segment principal qui est plus long ; matricaire discoïde : le ou les 2 segments latéraux sont à l’oblique du segment principal lui-même plus large ;
matricaire inodore : 4 à 5 segments latéraux sont groupés au sommet de la feuille et sont obliques.
Au stade floraison :
matricaire camomille : capitules creux ; matricaire discoïde : capitules pleins mais fleurs ligules absentes ; matricaire inodore : capitules pleins. Les matricaires diffèrent des anthémis par l’absence de poil et de mucron sur les feuilles.
La famille des Violacées ne comporte pas moins de 900 espèces réparties en 22 genres représentés par des arbres, des arbustes et des herbes. Au niveau des herbacées, les confusions sont donc possible avec entre autres : Viola hispada (pensée de Rouen), Viola lutea (pensée des Vosges), Viola tricolor (pensée sauvage), notamment au niveau de la fleur dont les couleurs varient dans une même variété.
Cette plante est nuisible aux récoltes par ses fleurs qui, dans la proportion de 3 grammes par kilo d’avoine, rendent celles-ci impropres à la consommation. Très concurrentielle et très résistante à la sécheresse, elle se développe plus particulièrement dans les cultures estivales.
Plante liée aux assolements de cultures fourragères et champs en jachère temporaire. Racines apéritives, dépuratives, diurétiques et un peu astringentes. Plante pluriannuelle grâce aux bourgeaons de remplacement. Peut devenir vivace avec la formation de drageons.
Cette plante annuelle peut devenir préoccupante lorsque les populations atteignent plusieurs centaines d’individus au m2 . Sa faible durée de vie, entre 1 à 3 mois, est compensée par des germinations qui s’étalent toute l’année. Les akènes plumeux sont dispersés par le vent et permettent une colonisation à distance. On rencontre de plus en plus fréquemment la variété Senecio inaequidens. Cette variété est en pleine expansion et diffère de Senecio vulgaris par son aspect plus gracile.
Dans le peloton de tête des dicotylédones en termes de fréquence, elle est présente dans 1 hectare sur 2 dans les céréales. Sa nuisibilité reste limitée car sa concurrence s’arrête lors de sa floraison très précoce. Il est possible de la confondre avec le gaillet au stade cotylédonaire. Le cotylédon de la véronique est une ellipse régulière avec un mucron au sommet et un pétiole poilu. Ses feuilles de 3 à 5 lobes permettent de la distinguer des autres véroniques couramment rencontrées (5-9 lobes).
Présente dans les cultures d’hiver et parfois même de printemps, c’est une nuisible en régression.

Confusions possibles sur critères :
Préfoliaison enroulée, sans oreillette, glabre, gaine non soudée, bords écartés.
Phalaris mineur :
pointe des racines rouges.
Vulpin des champs :
ligule régulièrement denticulée, plante vert bleuté. Mésocotyle long (8-10 cm).
Phalaris déformé :
ligule irrégulièrement dentée. Semence à 7 épillets dont 1 seul fertile.
Risque de confusion au stade plantule avec toutes les autres espèces du genre Bromus.
Le Brome faux-seigles s’est spécialisé dans les champs de céréales, et en particulier dans les champs de seigle et de blé d’hivers qui obéissent à un cycle végétatif parfaitement compatible avec le sien.
Nuisible dans les céréales à paille, elle se rencontre dans les champs et prairies artificielles, elle n’est pas consommée par le bétail. Difficilement contrôlée par les herbicides.

Confusions possibles sur critères :
enroulée, gaine soudée, pilosité nette.
Houlques : gaine soudée et velue, teintée de rose violacé. Limbe couleur vert bleuté. Ligule velue sur le dos et la marge. Houlque laineuse : limbe à pilosité dense et douce au toucher sur les 2 faces. Limbe couleur vert bleuté. En touffes larges. Houlque molle : vivace à rhizomes. Limbe velu face inférieure, mais pilosité très réduite face supérieure. Limbe couleur vert non bleuté.
Avoine élevée : gaine soudée poilue, limbe cilié. Ligule pubescente.
Avoine-à-chapelets : comme l’avoine élevée mais avec des bulbes empilés.
Envahissante surtout dans les cultures hivernales (colza, céréales).

Confusions possibles sur critères :
préfoliaison pliée.
Pâturin annuel : face inférieure terne. Trace de ski.
Ray-grass anglais : nervures secondaires toutes bien visibles. Oreillettes (4ème F).
Dactyle aggloméré : pas de trace de ski. Face inférieure du limbe lisse, sans nervure.
Concurrentielle du colza et des céréales. Le ray-grass anglais et le ray-grass italien peuvent s’hybrider (hybrides fertiles). La préfoliaison enroulée permet d’ôter toute confusion avec le ray-grass anglais.

Confusions possibles sur critères :
face inférieure brillante ou/et oreillettes.
Pâturin commun : préfoliaison pliée et traces de ski.
Ray-grass anglais : préfoliaison pliée et nervures toutes bien visibles.
Ray-grass rigide : (dans le sud), préfoliaison entre enroulée et pliée.
Fétuque faux-roseau : bord du limbe qui accroche. Oreillettes poilues (quelques poils).
Fétuque rouge et ovine : limbe fin (F1 et F2 en gouttière) poilu et gaine soudée, velue à pubescente.
Souvent nuisible des cultures d’hiver et de printemps étant donné son abondance. L’aspect de la ligule permet d’enlever toute confusion avec le jouet-du-vent.

Confusions possibles sur critères :
enroulée, glabre à gaine non soudée.
Phalaris paradoxal : ligule irrégulièrement dentée, racine anthocyanée, semence à 7 épillets dont 1 seul fertile.
Jouet-du-vent : ligule très irrégulièrement dentée (dents de scie de charpentier). Limbe de F4-F5 fortement vrillé. F1 et F3 en gouttière. Pas de liseré blanc.